Un peu d'histoire ...


Origines de la Confrérie

 

A l'état de projet lors des Fêtes de Wallonie 1995, la confrérie a vu le jour au printemps de l'année 1996. Après avoir présenté ses produits, elle a été admise en stage au Conseil Noble des Confréries du Namurois.

 
Le premier chapitre a pris place le samedi 24 août 1996 sur le site du Théâtre de Verdure surplombant notre chère ville de Namur. De fil en aiguille, après avoir réussi le stage au Conseil Noble, la Confrérie du Peket d'Namur et de ses escargots est devenue à son tour marraine de la Confrérie de l' Aumonière de Malonne et de la Confrérie de Leffe et de la Confrérie du Biétrumé et de la Blanche de Namur

 

 

Ses parrains sont :
- La Confrérie des Maîtres Brasseurs et Distillateurs de Wallonie et
- La Confrérie de la Grusalle de Rochefort.

 

 

 

Premier chapitre effectué par la Confrérie du Peket.

sur la photo:

Mme Grévisse, Francis Moyses, Claudine Chauvier, José Grévisse, Marc Navez , Josiane Navez et la petite Louise Navez

intronisé: Marc Navez

PEKET ET ESCARGOTS DE NAMUR ONT LEUR CONFRERIE

DANZE,HUGUES

 

Mardi 27 août 1996, un mariage de raison, le Pèket et les escargots de Namur ont leur confrérie

 

Aux Fêtes de Wallonie, le Pèket est une institution. Ce n'est pas aux participants de la très fameuse route du vendredi qu'il faut le dire. Distillé à Liège, en Flandre ou en Hollande, il fait chaque année de nombreuses «victimes». Quelques Namurois, amoureux de ce breuvage ont donc décidé de donner au Pèket de nouvelles lettres de noblesses, namuroises celles-là. Le «D'jo Pèket d'Namur» était né et avec lui, la Confrérie du Pèket d'Namur et de ses escargots, autre symbole très fortement ancré dans les esprits.

 

Alcool de caractère, le Pèket namurois est fabriqué selon les méthodes anciennes utilisées par le distillateur Aquusitas qui était situé rue des Brasseurs. Aujourd'hui, la distillerie Lambicool a pris la relève. Le résultat est séduisant. Vieilli en fûts de chêne, le D'jo Pèket de Namur a une coloration légèrement ambrée. Composé de seigle, de froment, d'orge, de malt et bien sûr, de baies de genévrier, il est agréable au palais. Pour accentuer l'identité régionale de ce breuvage, c'est un dessin de Jean Legrand représentant D'Josef et Francwès, deux personnages typiquement namurois, qui sert d'étiquette sur la bouteille en grès. La boucle est ainsi bouclée. Pas tout à fait cependant car il faudra attendre les Fêtes de Wallonie pour voir l'accueil que lui réservera le public. La concurrence a, semble-t-il, déjà réagi. C'est plutôt bon signe.

 

De toute manière avec les escargots, la confrérie n'a pas misé sur un seul cheval. Les petits gris font aussi la réputation de Namur. Ils sont produits à Beuzet, près de Gembloux, dans une ferme spécialement aménagée pour l'héliculture (l'élevage d'escargots). Cette année, 360.000 juvéniles y verront le jour avant de se retrouver dans les assiettes des gastronomes amateurs de gastéropodes.

 

Grâce à ces deux produits, la confrérie espère franchir les frontières étroites de notre petite Belgique. Mais avant de se mettre à l'heure européenne, elle s'est réunie - toute de jaune et noir vêtue avec casquette, sarrau et chope autour du cou - pour son premier chapitre, à la citadelle, un autre monument du patrimoine namurois. Santé !

 

H. Dz.

Françwès et Djoseph

 

Personnages imaginés par Jean Legrand.

 

Héros éphémères de la presse quotidienne, ils incarnent les vieux « Chwè » de Sambre et Meuse, déambulant « tot doûcemint » dans les rues de Namur, préoccupés par « l’pleuve èt l’solia ».

 

Deux nostalgiques d’un temps passé où l’on prenait le temps de vivre, de méditer et de « r’waîti les batias »

 

Leur succès se trouve dans leur philosophie faite de bon sens populaire, d’humeur tranquille et fataliste.

 

Source: Le promeneur

                Namur Cent Detours

 

Photo: J.-P. Grandmont
Photo: J.-P. Grandmont

Histoire de NAMUR en quelques mots

 

 

Des origines à l'an 1000
Les premières traces de campements humains sur le site du confluent
remontent à environ 6.000 avant Jésus-Christ. De nomade, l'habitat se fera
progressivement permanent. Dès le I er siècle, on note déjà, sur la rive gauche
de la Sambre, une bourgade bien structurée, dotée d'un port à la pointe du
Grognon. Les monnaies retrouvées attestent que Namur entretient des relations commerciales avec le reste de l'empire romain. L'évolution du bourg s'accélère et l'importance du port s'intensifie du 5 ème au 9 ème siècle. Les premières fortifications sur l'éperon rocheux qui deviendra la citadelle datent au moins de cette époque.

Période comtale : 10ème au 15ème siècle
23 comtes vont se succéder du 10 ème siècle à 1429. Ils proviennent de l'Entre-Sambre-et-Meuse, puis du Hainaut, de France et de Flandre. Au château, s'ajoutent progressivement la collégiale Saint-Pierre et des habitations de
chanoines. Dès la seconde moitié du 10 ème siècle, Namur est la capitale du
comté. Mais le rayonnement de ce comté dépasse les frontières : le comte Baudouin II de Courtenay sera ainsi empereur de Constantinople, Yolande de
Namur deviendra reine de Hongrie et Blanche de Namur reine de Suède. La ville
s'agrandit et se fortifie. Elle compte 8000 habitants au 15 ème siècle. Jean
III, dernier comte de Namur, ruiné et sans héritier légitime, vend le comté à
Philippe le Bon, duc de Bourgogne, qui en prend possession en 1429.

Turbulences : 15ème au 19ème siècle
Jusqu'à l'indépendance de la Belgique, Namur ne cessera de changer de
mains. Convoitée par tous pour sa situation stratégique, prise et reprise, la
ville sera successivement espagnole, autrichienne, française ou hollandaise. Sa
citadelle, marquée des sceaux de Vauban et Coehoorn, devient une des plus
vastes d'Europe. Elle se doublera d'une ceinture de 9 forts autour de la ville,
qui compte environ 20.000 habitants au début du 19 ème siècle.

19ème et 20ème siècles
Après l'indépendance de la Belgique, les forces armées vont rester sur
ce site, qui ne sera partiellement démilitarisé qu'à partir de 1891 par Léopold
II. De grands travaux d'aménagement de la citadelle sont alors entamés. En 1975, le Ministre de la Défense rend à la ville les clés de la citadelle et en 1977, les paracommandos quittent les derniers bastions.